Je suis désolé que ce sujet vous
terrorise.
Car il n’y a pas de hiérarchie du
péché. C’est une invention d’ordre judiciaire, qui n’a aucun
fondement biblique et évangélique.
Dieu nous aime, non pas « même si
nous péchons sans cesse », mais simplement parce que nous existons.
Et non seulement Dieu nous aime bien que nous péchions sans cesse,
mais Dieu est Jésus-Christ parce que nous péchons sans cesse. L’Evangile
est la Bonne nouvelle du pardon de Dieu offert aux pécheurs qui se
repentent (Luc 24,47 entre autres), et non pas de la récompense de
Dieu accordée à ceux qui le méritent.
Ce que Dieu pardonne, au demeurant,
ce ne sont pas les péchés. C’est le péché, qui est
un état non pas moral, mais existentiel, et dont les péchés, les
méfaits concrets, sont la conséquence.
Le péché consiste à vouloir être
soi-même sans Dieu, autrement dit être par soi-même, selon le symbole
fondamental « Adam et Eve ». Le péché est l’orgueil existentiel.
(Remarquez que pour une large majorité
de nos semblables, l’état de péché semble bien légitime. Il s’agit
de tout autre chose que le respect de la norme morale)
« Le salaire du péché, c’est la
mort », écrit Paul (Ro 6,23a). Et nous ne pouvons y échapper, sinon
par Jésus-Christ (6,23b).
Quoi qu’il en soit, vous péchez
sans cesse, et cela ne changera pas. Mais si vous le savez (ce qui est
déjà un don de Dieu), et vous en repentez devant Dieu, vous êtes
pardonnée et sauvée par Jésus-Christ.
La solution est simplement, donc, dans
la foi (Ro 9,26-13). Et votre foi, et le salut que vous en recevez, n’est
pas un effort de votre part, mais le don de Dieu.
« Si tu savais le don de Dieu » ! Dit
Jésus à la Samaritaine (sous-entendu : Tu n’aurais plus de raison
de t’inquiéter ! C’est d’ailleurs ce qui se passe ensuite).
La peur n’éloigne pas de Dieu. C’est Dieu qui vient guérit la
peur.
Je vous invite à lire la Lettre
aux Romains, et à trouver une Eglise où la Bonne Nouvelle est
prêchée. La Bonne Nouvelle n’est pas une menace !
Pasteur Jean-Yves Peter
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