Les
synodes, l'Église et notre Église
ovembre,
tous les ans, est le mois des synodes régionaux. Chaque paroisse
envoie son ou ses pasteurs avec autant de délégués
laïcs pour décider du gouvernement de notre Église.
C'est en effet le synode qui décide de tout le fonctionnement matériel
de l'Église Réformée de France (ERF) : la discipline
(règlement interne de l'Église), le salaire des pasteurs,
les postes à pourvoir, ou à créer... laissant aux
paroisses la liberté de choisir leurs pasteurs, et aux fidèles
le soin de décider eux-mêmes pour toutes les questions de
doctrine ou de morale.
Pour Nancy, les délégués au synode
sont Catherine Fuger, Michel Schweitzer, Antoinette Becker, et les trois
pasteurs qui nous représentent.
Certains aiment les synodes, grand moment de rassemblement
de fidèles venant de partout, d'autres y sont moins à l'aise,
trouvant qu'il y a beaucoup de parlotte, et que la démocratie y
prend souvent figure de mouvements de foule. Mais quoi qu'on en pense,
le synode est vraiment le lieu du pouvoir pour ce qui est du fonctionnement
matériel de notre Église, et dans tous les cas, on peut
préférer être gouverné par un synode élu
que par un évêque nommé!
Certaines Églises protestantes, surtout dans
les milieux "évangéliques", sont très congrégationalistes,
c'est-à-dire qu'elles vivent pratiquement en autonomie. On pourrait
en effet envisager que chaque paroisse se débrouille pour trouver
elle-même l'argent dont elle a besoin, et rétribue elle-même
son pasteur. Il est certain, que matériellement, notre paroisse
aurait à gagner à ce genre de fonctionnement, puisqu'elle
verse à l'Union Nationale beaucoup plus que le coût des salaires
des pasteurs qui sont directement à son service... Mais dans un
autre sens, la paroisse de Nancy verse bien moins à l'Union Nationale
que la part moyenne correspondant à ses trois postes pastoraux.
En effet, la participation moyenne pour un poste tient compte du salaire
d'un pasteur et des charges correspondantes, mais aussi du travail réalisé
au niveau national (les facultés de théologies, les aumôneries,
...). Mais il y a surtout une solidarité pour que les paroisses
les plus pauvres puissent bénéficier également une
présence pastorale et d'une vie d'église.
L'Église Réformée de France cherche
à limiter au maximum ses frais de fonctionnement interne. Tout
est fait pour que l'Evangile soit annoncé, et que partout en France
il soit possible d'avoir, pas trop loin, un temple avec un pasteur.
C'est donc ça l'Église, non pas une structure
paralysante, mais un moyen de ne pas être chrétien tout seul
dans son coin, un moyen de partager, de donner et de recevoir, cela fait
aussi partie de notre responsabilité de chrétien, et cela
peut donner un sens au mot "fraternité".
Marc & Louis Pernot
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