L’Espace
St-Jean se réjouit de recevoir, mercredi 5 mars, le professeur
Henri Hatzfeld, sociologue, nancéien, ancien pasteur et
protestant de coeur, à l’occasion de la parution de son
ouvrage :
Naissance des dieux, devenir de l’Homme.
«
Les athées portent souvent sur la religion un jugement
négatif, sans appel. La religion ne serait qu'illusions,
mensonges, un produit de l'infantilisme de l'homme, de sa
misère. Naissance des dieux, devenir de l'Homme est un libre
essai sociologique sur le caractère unique, peut-être
irremplaçable du symbolique religieux. L'espèce humaine
est placée dans un monde où se trouvent
mêlés pour elle ce qu'elle connaît ou peut
connaître et ce qui reste inconnaissable. C'est avec son
imagination que l'homme assume cette situation ; non pas l'imagination
d'un seul, mais l'imagination de tous. De même que la parole de
tous donne naissance à l'institution du langage, l'imagination
de tous s'exprimant dans les rituels et les mythologies donne naissance
à un imaginaire institué où nous pouvons
connaître la bienfaisance des divinités secourables et
accomplir une part de l'élaboration de nos valeurs et des
règles morales qui concourent à notre devenir humain.
Assurément,
les temps modernes ont mené contre les religions traditionnelles
un double assaut : la science d'abord qui érode les mythes et la
théologie ; la démocratie ensuite parce qu'elle
définit une autre autorité fondatrice des lois que Dieu
lui-même. Or, les religions résistent. Elles doivent
s'adapter mais elles restent peut-être ce que les hommes ont
institué de plus fort pour répondre au défi de
l'inconnaissable, s'agissant non seulement de l'avenir du monde, mais
aussi de notre identité au coeur de nous-mêmes. »
Henri Hatzfeld exprime une pensée libre et humble. Deux bonnes raisons de la connaître.
Presses universitaires de Strasbourg ; 195 p., 19 € - Librairie « L’Autre Rive », rue du Pont-Mouja
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L'Eglise de nancy, une association cultuelle parmi bien d'autres
Il
est bon de se rappeler, dans tous les aspects de notre vie paroissiale
locale au quotidien, que notre communauté est un petit maillon,
petit mais riche, d'une longue chaîne où la dimension de
l'église trouve sa vraie dimension et sa grande force. En
additionnant des maillons faibles avec d'autres un peu moins faibles
(à défaut d'être plus forts), nous devenons forts.
L'Eglise Réformée de France, à laquelle nous
appartenons, est riche d'environ 500 associations cultuelles,
réparties en 8 régions de dimension variable depuis 1970.
La
région Est comprend 20 associations cultuelles, réparties
en 3 plus petites régions que sont les consistoires ; seules 9
d'entre elles ont un ou plusieurs pasteurs (11 en tout, auxquels on
peut ajouter 2 postes régionaux). La région Est, au titre
de la solidarité nationale, bénéficie d'une
solidarité importante des autres régions de France, sans
quoi elle ne pourrait guère payer que 7 pasteurs. Mais c'est
aussi à l'intérieur même de notre région que
se dessinent les contours d'une solidarité encore plus visible
avec la nomination de plusieurs pasteurs référents dans
les paroisses qui n'ont pas de ministre en poste.
Nous
savons aussi combien le rapprochement entre l'Eglise Evangélique
Luthérienne de France (EELF) et notre Eglise
Réformée de France (ERF) est en marche, et porteur
d'espoir, à l'image de ce qui se vit déjà en
Alsace et Moselle concordataires, et avec qui, nous tissons de nouveaux
liens. Nous allons aussi bénéficier de l'envoi dans notre
région d'une équipe pastorale missionnaire, qui va tenter
une évangélisation à la mode
luthéro-réformée, selon les mots du pasteur Marc
Labarthe, président de la région Est.
Voici
quelques éléments de ce qui se vit au sein du Conseil
Régional de la région Est, conseil composé de 9
membres élus pour 3 ans au synode régional, et
composé de 3 pasteurs et de 6 laïcs, et bien sûr,
chargé de bien d'autres tâches, financières,
immobilières, gestion du parc automobile, des mandats de
desserte ... et surtout attachés à la vie locale de
toutes les paroisses, et à leur cohésion,
s'efforçant de visiter chacune d'entre elles le plus possible. A
suivre ...!
Jean-Marc Illi, membre du Conseil régional de la Région Est