l'Église Réformée de France à Nancy
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Fenêtre ouverte sur la vie d'autres chrétiens

 

Beyrouth - La révolution des Cèdres

L' Église Protestante Française de Beyrouth, bien qu'« Eglise Etrangère » au Liban, a vécu avec tous les Libanais une année très mouvementée depuis le 2 septembre 2004, date de la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU demandant le retrait de toutes les troupes étrangères du Liban et la tenue d'élections libres de toute ingérence étrangère, sans mentionner nommément la Syrie.

Sur ce, le 14 février 2005, le terrible attentat qui faucha le convoi du Premier Ministre Rafic Hariri le tuant avec 19 de ses gardes du corps et compagnons, parmi lesquels le Ministre de l'Economie, député évangélique, Bassel Pleyhane, mobilisa la population entière toutes tendances confondues, en des manifestations continues jour et nuit au centre ville de Beyrouth pendant des mois, malgré d'autres attentats entretenant le climat d'insécurité.

Ce mouvement de foule culmina le 14 mars 2005 en un rassemblement monstre débordant toutes les rues du grand Beyrouth, réclamant la vérité sur l'assassinat du Premier Ministre Rafic Hariri et la démission de l'appareil judiciaire et sécuritaire mis en place par la Syrie.

Ce 14 mars, où plus d'un million de personnes scandant : “ Vérité, Liberté, Souveraineté ” et brandissant des centaines de milliers de drapeaux libanais rouge et blanc frappés du Cèdre vert demeure le symbole de cette révolution pacifique.

Sous la pression de la communauté internationale et de la foule, les troupes Syriennes s'étaient retirées vers la fin du mois d'avril.

“ Et quoi ! Le tyran n'est plus ! L'oppression cesse... On éclate en chants l'allégresse et les cèdres du Liban se réjouissent ! ”. (Ésaïe 14: 1-8)

Les attentats visant à déstabiliser la situation se succèdent malgré les efforts du présent Chef de Gouvernement Fouad Siniora tentant de rétablir la sécurité, de réformer l'administration, de rallier à une politique commune tous les partis encore réfractaires et de redresser l'économie vacillante du Pays.

L'Église Protestante Française ne pouvait que s'associer à ce mouvement national par les visites de sympathie et la prière à l'intention du Liban et des familles en deuil.

La Paroisse a suivi son cours habituel de cultes et de rencontres. La paroisse a continué d'être un havre de rencontre et de dialogue à la base qui a fait sa place dans la communauté évangélique du Liban.

Robert Sarkissian
Église Réformée Française de Beyrouth

Maroc

L' année écoulée a été pour beaucoup de Marocains la découverte de l'existence de Marocains chrétiens. Même si leur nombre est minime, leur émergence et surtout leur apparition au grand jour a fait couler beaucoup d'encre dans la presse. Bien souvent, les Églises ont été prises à partie et décrétées “ coupables ” de ces conversions. Toutes sortes de rumeurs ont ainsi circulé pendant environ 6 mois. Cette campagne de presse relayée quelquefois naïvement par certains magazines chrétiens en Europe montre en tout cas que le fait religieux n'est pas sans importance ici au risque, bien entendu, d'être récupéré politiquement.

Il importe donc plus que jamais d'adopter la prudence à laquelle nous invite l'Évangile... Il importe de savoir que si les rapports avec l'Islam et le Christianisme sont souvent aujourd'hui soumis à de rudes tensions, il existe des lieux charnières, frontières où la parole reste possible et l'échange fructueux.

Devant les situations de détresse de certains étudiants d'Afrique Subsaharienne, un comité d'entraide a été mis en place. Il est proposé à des individus, des paroisses, des diaconats de parrainer un étudiant dont le dossier a été considéré comme prioritaire par le comité.

Pasteur Jean-Luc Blanc

Marc Pernot

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