l'Église Réformée de France à Nancy
Toul, Pont-à-Mousson...

 

Manger, se nourrir

 

 

Dans ce dossier :

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Manger, se nourrir - avec le Premier Testament

De l'herbe verte pour nourriture

Premier épisode, première parole de Dieu :
Mangez de délicieux légumes.

La première parole de Dieu est pour dire à l'homme : "je vous donne l'herbe pour nourriture" , "je vous donne des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger" . Si la première place est donnée à cette simple parole c'est qu'elle est fondamentale. Si nous ne mangeons pas nous mourrons, nous avons donc la mission de nous nourrir. C'est vrai pour notre corps, notre intelligence, nos dons. C'est vrai pour notre vie spirituelle. Dieu rend agréable cette mission de nous nourrir, elle n'est pas seulement utile, mais ça peut être un vrai plaisir, et en plus cela permet de vivre, de grandir, d'avancer et de créer.

Le projet de Dieu, c'est que nous mangions de l'herbe. À vrai dire, cela importe peu pour ce qui est du sens de notre vie que nous mangions matériellement de la salade plutôt qu'un bon beefsteak (miam !), mais ce texte veut dire que le projet de Dieu est de nous voir vivre sans violence, en donnant la vie sans ôter la vie.

Le projet de Dieu : que le lion et l'agneau mangent de l'herbe...

... Et qu'un enfant les conduise . Là encore, il est peu probable que cela soit littéralement vrai un jour, c'est une façon poétique de nous dire que l'espérance de Dieu est que nous vivions sans dévorer les autres. Il espère aussi qu'en nous-mêmes, la paix puisse régner et que les différentes dimensions de notre être se nourrissent sans se dévorer parce qu'elles seront conduites par notre petite foi.

Premier péché, le péché type :
Manger le fruit défendu.

Un seul fruit est défendu par Dieu, c'est le fruit de l'arrogance et de l'égoïsme. Manger le fruit défendu, c'est prendre ses décisions en ne s'intéressant qu'à soi-même, ou simplement en n'écoutant que son seul désir de l'instant. Le problème si l'on se nourrit ainsi, c'est que l'on s'auto détruit. Parce qu'à force de manger n'importe quoi, il arrive que nous nous mangions nous-mêmes, comme un serpent qui se mord la queue, et que nous dévorions les autres, comme on le voit dans la suite de la Genèse, avec ses récits de crime et de violence .

Dieu assume notre violence :
Manger de la viande.

La seconde alliance de Dieu prend en compte cette violence de l'homme, et cette fois-ci, l'homme béni par Dieu reçoit le droit de se nourrir aussi en mangeant les animaux, mais en se rappelant toujours que la vie ne nous appartient pas, tout particulièrement la vie de nos frères et sœurs, les autres humains .

Manger en se rappelant qui est Dieu
et qui nous sommes.

Après ces récits donnant les principes de bases, la Bible propose des centaines de consignes concernant la façon de manger ou de jeûner. Avec le Christ, nous avons appris à considérer ces règles comme des instruments au service de la foi plus que comme des choses à appliquer à la lettre . C'est très bien, mais que notre liberté ne nous empêche pas de faire attention à ce que nous mangeons car on devient ce que l'on mange, en tout cas spirituellement. Si l'on mange comme un cochon, on devient un cochon ; si l'on dévore les autres, on devient un loup féroce ; si l'on mange la Parole de Dieu, notre être intérieur reçoit d'en-haut la vie.

Le Christ accomplit le projet de Dieu :
manger en donnant sa vie.

Jean-Baptiste assume sa condition d'homme pécheur en ne mangeant que des produits animaux , le pardon qu'il nous annonce nous prépare à recevoir le Christ qui, lui, nous donne à manger le repas végétal par excellence, le pain et le vin. Cela évoque le respect total de la vie, jusque dans le don de soi. Quand on mange ainsi ce que nous offre le Christ, on participe enfin au repas que Dieu a préparé pour nous. .

Marc Pernot

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Manger, se nourrir - avec le Nouveau Testament

À table !

À table ! telle est l’invitation qui nous semble adressée, si nous considérons le nombre impressionnant de textes des Écritures qui tournent autour du sujet de la nourriture, que ce soit dans l’Ancien ou le Nouveau Testament. Si un certain nombre de ces textes est connoté négativement, beaucoup d’autres sont un appel au partage, à la convivialité, à la communion, à la fête, en particulier avec l’image des noces qui revient à plusieurs reprises. Beaucoup de ces textes développent l’idée de la communion, en particulier l’invitation à la communion avec Dieu. C’est fortement souligné avec la parabole des noces (Matthieu 22:1-14). C’est aussi ce qu’ont retenu nos églises à la suite des évangiles et des écrits de l’apôtre Paul (1 Corinthiens 11:23-26) en donnant une place essentielle, dans nos célébrations, au repas du Seigneur, même si, chez nos amis catholiques l’accent porte davantage sur le sacrifice du Christ, alors que nous, protestants, soulignons davantage l’aspect communion fraternelle. Je préfère, quant à moi, retenir l’idée de l’alliance que doit perpétuer la Cène. Cette notion d’alliance est le fil rouge entre les deux testaments : il y a volonté de Dieu de s’allier à l’homme pour lui proposer la communion avec Lui. Cette volonté d’alliance de Dieu avec l’homme culmine avec le Christ, Dieu fait homme, Parole faite chair. Par la foi en son nom, il nous est donné d’être enfants de Dieu (Jean 1:12). Y a t-il alliance plus forte que d’être enfants du même Père et frères du Christ ?

Cette alliance va bien au-delà de la communion fraternelle : elle est avant tout communion avec Dieu qui manifeste ainsi la fidélité à sa parole, comme le rappelle l’apôtre Paul dans sa première épître aux Corinthiens :

“ Il est fidèle, le Dieu qui vous a appelé à la communion avec son fils, Jésus-Christ,
notre Seigneur. ” (1 Corinthiens 1; 9)

Concrètement, c’est ce que nous rappelons chaque fois que nous prenons la Cène. La dimension de communion avec Dieu est rappelée par ce pain et ce vin partagés. Ce pain et ce vin rappellent que, par sa mort, le Christ offre non seulement la communion avec lui, mais par lui il offre la communion avec Dieu. C’est l’offre d’une relation profonde, authentique, vraie. Le fait que la Cène se vive en communauté rappelle, si besoin était, et malgré notre tendance à un individualisme bien protestant, qu’à l’offre personnelle de la grâce de Dieu, la réponse ne peut que s’inscrire dans une vie communautaire. Nous affirmons ainsi notre interdépendance dans le besoin de relation à Dieu et aux autres.

Les premières communautés chrétiennes vivaient la Cène en partageant un véritable repas, y compris avec les plus démunis, une façon de donner plus de poids à cette communion fraternelle, avec le risque des excès dénoncés dans les Actes, par exemple.

Nos repas communautaires à nous sont bien timides, même s’ils sont sympathiques. L’expression de notre solidarité cantonnée à un créneau horaire bien précis est certes indispensable, mais elle ne permet qu’un partage limité. N’est-ce pas une façon de nous limiter dans le témoignage d’une communauté chaleureuse, accueillante, dont les repas partagés pourraient être bien plus une des expressions de la communion fraternelle et de la communion avec Dieu?

L’insistance des Écritures sur ce “ à table ” mérite en tout cas notre réflexion..

Freddy Leininger

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Deux recettes typiques de Noël

Jambon de Noël ou jambon antillais

Pour 6 ou 8 personnes.
Préparation : environ 2 h 15.
Dessalage : 24 heures.

Ingrédients :

Faites dessaler le jambon dans une bassine d’eau froide. Changez l’eau trois fois durant les 24 h de dessalage.

Grattez les carottes et coupez-les en rondelles. Pelez les oignons et piquez-les des clous de girofle. Effilez la branche de céleri.

Dans un faitout, placez le jambon, ajoutez les carottes, les oignons, le bouquet garni, le vin blanc, la branche de céleri, du sel, du poivre en grains.

Couvrez d’eau et laissez cuire 2 heures environ.

Égouttez le jambon, retirez la couenne.

Ouvrez la boîte d’ananas et arrosez le jambon avec le sirop. Saupoudrez copieusement de sucre en poudre. Faites caraméliser au gril en retournant la viande de tous côtés.

Au moment de servir faîtes chauffer le beurre dans une poêle et passez-y rapidement quelques tranches d’ananas.

Présentez le jambon, découpé et reconstitué, entouré des tranches d’ananas poêlées. Joyeux repas de fête.

Catherine Fuger

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Le Chrischtstolle

La forme de ce gâteau de Noël rappelle celle des linges enveloppant le nouveau-né.

Ingrédients:

Dans une terrine tiède, mettre la farine, l'œuf, le lait tiédi, le sucre, le beurre ramolli, le sucre, un peu de cannelle, le zeste de citron, le sel, la levure, bien mélanger, ajouter les amandes, les fruits confits, les raisins secs macérés. Pétrir le tout, pour obtenir une pâte ferme mais souple et aérée (au besoin ajouter un peu de lait tiède). Couvrir d'un linge et laisser reposer et lever durant 2 heures, dans un endroit bien chaud.

Sur une planche farinée, former une miche de pâte allongée, que l'on étalera, au rouleau, en une abaisse épaisse, dont une moitié sera rabattue sur l'autre, badigeonner la pâte à rabattre, d'eau froide. Le chrischtstolle devra se présenter sous forme d'un linge plié en deux.

Poser le gâteau sur une tourtière beurrée et farinée, faire lever une seconde fois, badigeonner la pâte de beurre fondu et faire cuire à four chaud jusqu'à ce que le gâteau soit doré, au sortir du four, le badigeonner encore de beurre fondu et saupoudrer de sucre glace.

Des gourmands

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Prière et paroles

1. Prière pour que la communion nous nourrisse

Ô Dieu, nous ne pouvons pas marcher,
si nous n'avons du pain
pour conforter nos membres.
Nous ne pouvons pas chanter,
si nous n'avons du vin
pour réjouir nos coeurs.
Au long de nos journées,
au long de nos semaines,
au long de nos années,
donne-nous les nourritures de la table.
Donne-les nous, quand nos pieds trébuchent, quand nos mains tâtonnent,
quand nos coeurs s'assombrissent.
Donne-les nous quand nos pas s'élancent, quand nos mains se tendent,
quand nos coeurs bondissent.
Nourris les affaiblis et nourris les vaillants, indifféremment, comme indifféremment Jésus Christ est mort et ressuscité pour tous les hommes et pour chacun de nous.
Amen

André Dumas
Cent prières possibles

2.Seigneur,

Quand j'aurai faim,
donne-moi quelqu'un à nourrir.
Quand j'aurai soif,
donne-moi quelqu'un à désaltérer.
et quand j'aurai froid, quelqu'un à vêtir;
Quand je serai dans la tristesse, donne-moi quelqu'un à relever.
Quand mon fardeau me pèsera,
charge-moi de celui des autres.
Quand j'aurai besoin de tendresse,
qu'on fasse appel à la mienne.
Que ta volonté soit ma nourriture,
que ta grâce soit ma force
et ton amour mon repos.
Que toute ma vie soit une offrande
perpétuellement tendue vers toi, ô Père,
jusqu'au jour où il te plaira de la prendre
auprès de toi et de ton fils
Jésus Christ, notre Seigneur.

Communauté de Pomeyrol
Prier ensemble

3.Seigneur,

quand nous est-il arrivé de te voir affamé ?
J'avais faim et vous faisiez le tour de la lune.
J'avais faim et vous m'avez dit d'attendre.
J'avais faim et vous avez créé une commission.
j'avais faim et vous parliez d'autre chose.
J'avais faim et vous m'avez dit : "Il n'y a pas de raison"
J'avais faim et vous aviez des factures d'armes à payer.
J'avais faim et vous m'aviez dit : "Maintenant il y a des machines pour ce genre de travail"
J'avais faim et vous avez dit : "La loi et l'ordre avant tout."
J'avais faim et vous avez dit : "Il y a toujours des pauvres."
J'avais faim et vous avez dit : "C'est la faute des communistes."
J'avais faim et vous avez dit: "Mes ancêtres avaient faim aussi."
J'avais faim et vous avez dit : "Après 35 ans on n'embauche plus."
J'avais faim et vous avez dit : "Dieu leur vienne en aide."
J'avais faim et vous avez dit : "Désolé, repassez demain."

Jeunes luthériens américains:
Liturgie ERF Centre Alpes Rhône

4. Grâces te soient rendues,

Seigneur Jésus Christ,
qui a rompu le pains avec tes disciples
au soir de ta résurrection,
et nous as donné dans ce pain
et ce vin les prémices de ton royaume
Accorde-nous d'annoncer ta venue dans la joie,
tous les jours de notre vie.
Amen

ERF, liturgie 1963.
Ed Beger Levrault.

prières proposées par
Julia Rafenonirina

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