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La Lumière

 

Dans ce Dossier : La Lumière

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Avec l'Ancien Testament

our aborder le thème de Lumière dans la Bible, je vous invite à remonter le temps dans l’Ancien Testament. Je parlerai de la "Lumière extérieure" à l’homme, et de sa "Lumière intérieure".

La première page de la Bible : la Genèse 1, nous parle déjà de la lumière à l’époque de la Création. L’auteur nous indique que la terre n’a pas de forme et qu’elle se trouve dans la nuit. Puis la lumière a été séparée des ténèbres. Lumière et ténèbres vont de pair, l’un étant toujours l’envers et réciproquement. Certains couples de mots sont proches d’eux : jour et nuit, soleil et ombre, matin et soir, blanc et noir, mort et vie. Le poème de Job 26 :10 souligne bien la limite Il a tracé un cercle sur la face des eaux aux confins de la lumière et des ténèbres. Dieu a aussi un projet sur la lumière concernant son peuple pour le soutenir et l’encourager. Ni Dieu, ni l’homme ne souhaitent rester dans les ténèbres, la lumière est nécessaire. Lorsqu’il fait nuit, il faut de l’éclairage : pour savoir où l’on est et ce que l’on peut faire. Dans les ténèbres, tout acte est imprévisible, l’homme est comme un aveugle qui marche à tâtons. L’auteur d’Ésaïe 49 :16 l’a bien constaté : Je ferai marcher les aveugles sur un chemin inconnu d’eux, sur des sentiers inconnus d’eux je les ferai cheminer. Je transformerai devant eux les ténèbres en lumière, et les détours en ligne droite. Ces projets, je vais les exécuter et nullement les abandonner. Ainsi, la lumière est aussi cette forme de créature extérieure que Dieu a faite pour l’Homme.

Ensuite, existe cette forme de Lumière qui est en l’homme. Je me rappelle de Moïse (Exode 34 :29) redescendant de la montagne du Sinaï, tenant en main les tablettes de l’Alliance. La peau de son visage brille, parce que le Seigneur a parlé avec lui. Moïse a rencontré le Dieu de lumière car son visage s’est complètement transformé. La lumière de Dieu s’étend sur ce qui l’entoure. Nous retrouvons des exemples : Ps. 4 :7 Fais lever sur nous la lumière de ta face, Esaïe 2 :5 venez et marchons à la lumière de l’Eternel.

Mais la parole de Daniel 2 : 1 et 22, me semble aussi important à souligner : Que le nom de Dieu soit béni à jamais … et avec Lui demeure la Lumière. Aussi, Dieu est Lumière, Il est vêtu de lumière.

De nombreux personnages bibliques ont fait l’expérience de la Lumière de Dieu. Elle a eu une portée extraordinaire sur la vie d’Abraham. Le changement de son nom : Abram devenu Abraham n’est pas un hasard. Dieu a éclairé sa vie, son chemin et toute sa famille, sa tribu en a bénéficié. L’histoire de Jonas nous invite aussi à regarder ce temps d’enterrement dans le ventre du poisson. Lorsqu’il a rencontré et écouté Dieu, il est sorti du poisson éclairé par la Lumière de Dieu lui permettant de continuer sa mission. Son refus a fait partie des ténèbres. Souvenons-nous aussi de Job. Pendant plusieurs années sa vie a été difficile. C’est le noir total avec toutes les cascades de malheurs le plongeant dans la souffrance. Il haïssait même le jour de sa naissance. Mais quelque chose l’a touché non seulement à l’extérieur de lui-même par la guérison de sa peau et le retour à l’abondance. Mais c’est surtout ce qu’il vit à l’intérieur de lui-même. Son cœur (esprit) : organe vital, a gardé encore ce faible lumignon jamais éteint. Cette toute petite lumière : don bien conservé l’a conduit à Dieu. Job a dit « sa lumière me guidait dans les ténèbres » C’est une nouvelle naissance : le retour à la vie. Parce qu’il a accepté finalement de cultiver son intérieur grâce à la Lumière de Dieu qui éclaire tout son avenir. Abraham, Jonas, Job, et tant d’autres chantent cette lumière intérieure comme David : Seigneur, c’est toi qui est ma lampe, Seigneur tu es ma lumière dans la nuit (2 Samuel 22 :29).

Julia Rafenonirina, pasteur

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Avec l'Évangile de Jésus-Christ

ous êtes la lumière du monde nous dit Jésus (Matthieu 5:13-16). Ce vous dont il parle, ce n'est pas l'humanité, ni encore moins l'église, mais c’est chaque homme, chaque femme, chaque enfant. C’est pour cela que le Christ s’est tant intéressé à tous ceux qu’il a rencontrés : au plus humble comme au puissant, au riche comme au pauvre, au malade et à celui qui est en forme, à celui dont la vie est pleine de fautes comme aux gens les plus structurés... Jésus les a tous vus comme ce qu’ils sont en réalité : des êtres qui sont la lumière du monde.

Ce Vous êtes la lumière du monde de Jésus est la base de l’Évangile. Jésus annonce ici quelque chose de fondamental sur la nature humaine en relation avec ce qu'est Dieu. Il pose ici les bases de la morale et de la théologie chrétienne.

Quiconque, quoi qu’il fasse est lumineux au plus profond de lui-même. Le plus petit d’entre nous, le plus mauvais, ou le plus stupide, a et gardera toujours cette qualité infinie qui fait de lui un frère ou une sœur de Jésus-Christ, un enfant bien-aimé de Dieu.

La lumière dont il est question ici. C’est la lumière véritable que la Bible appelle aussi la Parole de Dieu. Cette lumière c’est la première chose que Dieu crée selon la Genèse en disant : Que la lumière soit ! Il s’agit de la lumière spirituelle puisque la lumière physique du soleil et la lune n’apparaissent dans la Genèse que bien plus tard. À l’origine il y a la parole lumineuse de Dieu qui donne à l’univers son sens, qui précède toute réalité. De même, à l’origine de l’existence de chacun de nous il y a la lumière de l’amour de Dieu, de sa parole qui nous crée et qui donne un sens à notre existence. Dieu fait de nous un être extraordinaire, un petit peu divin.

Jésus affirme que nous sommes la lumière du monde comme un état de fait. Il reconnaît que notre lumière peut être masquée, mais, même alors, elle est bien réelle. C’est donc par nature que nous sommes des êtres lumineux. Nous avons parfois un peu l’impression de n’être qu’un ver de terre, l’Évangile nous dit : ne crains pas, au plus profond de toi-même il y a une lumière dont l’univers a besoin.

menorahJésus nous dit d’abord: vous êtes la lumière du monde, puis il ajoute: que votre lumière brille. Il ne dit pas: que la lumière de Dieu brille à travers vous, mais il dit que VOTRE lumière brille. Chacun a sa lumière propre, comme chacun a son génie propre, c'est pourquoi il est essentiel que la lumière de chacun brille, sinon c’est un manque pour le monde. Cette lumière, c’est quelque chose qui a son origine en Dieu, mais ce n’est pas comme les images qu’un bête appareil devrait transmettre le plus fidèlement possible. Au contraire, Dieu nous donne sa lumière pour nous construire, pour développer nos qualités propres, pour épanouir ce qu'il y a d'unique et de bon en nous. C’est pourquoi la lumière que nous sommes c’est NOTRE lumière, celle que personne d'autre ne peut donner au monde.

La question, c’est de faire en sorte que notre dimension lumineuse brille concrètement et qu'elle donne envie aux gens de rendre gloire à notre Père qui est dans les cieux.

Pour cela, Jésus nous propose d’élever notre propre lumière sur un chandelier, pour que ce qu’il y a de meilleur en nous-mêmes soit valorisé, utile et fécond. En réalité, Jésus ne nous dit pas de mettre notre lumière sur un chandelier, mais sur LE chandelier. De quel chandelier parle-t-il ? Quand Jésus a dit cela il n'y avait aucun doute pour personne. Le chandelier, c'est celui du Temple de Jérusalem, lieu qui évoque dans la Bible la présence de Dieu au milieu de nous, en nous.

Pour suivre ce conseil de Jésus, nous n'avons pas besoin d'aller à Jérusalem, Dieu n'y est pas plus présent qu'ailleurs. Pour faire briller notre lumière, nous nous dirigerons vers la présence de Dieu en l'aimant et en recherchant sa Parole. Puis nous placerons le sens de notre vie, là, sur cette lumière spirituelle qu'est Dieu.

Même le plus déshérité des hommes mérite d'être élevé ainsi, et il l'est souvent.

Marc Pernot

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Quatre témoignages

Voici des extraits de textes que je me permets de vous proposer pour élargir notre réflexion. Marc Pernot

Deux louanges

Éternel est ma Lumière et mon Salut
de qui aurais-je crainte ?
L'Éternel est le rempart de ma vie
devant qui tremblerais-je ?

David, Psaume 27

Qu'il est précieux Ton Amour ô mon Dieu !
À l'ombre de tes ailes, tu abrites les humains
ils savourent les festins de ta maison
aux torrents du paradis tu les abreuves
En toi est la source de Vie !
Par ta Lumière nous voyons la lumière...

David, Psaume 36.

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Une prière

Seigneur, mon Dieu,
Toi qui es la lumière des aveugles
et la force des faibles,
Toi qui es aussi, la lumière des voyants
et la force des forts,
sois attentif à ma prière,
écoute les appels que je lance
du plus profond de ma misère.
Car si tu ne m'entends pas
et si tu te détournes de moi,
où puis-je aller et à qui m'adresser ?

Ô mon Dieu,
achève d'illuminer mon esprit :
ta parole est ma joie,
plus agréable que toutes les richesses,
tous les honneurs et tous les plaisirs.
Ne me laisse pas, Seigneur,
sans la plénitude de tes dons
ne m'abandonne pas,
je suis comme une plante
qui a besoin que tu l'arroses
en la favorisant de tes grâces.

Seigneur,
aie pitié de moi, exauce mon souhait.
Fais, par ta miséricorde,
que je trouve grâce devant Toi,
pour me faire découvrir
les merveilles de ta parole.
Amen..

Augustin d'Hyppone, Confessions XI
(354-430, Saint, théologien, prédicateur).

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Quatre bougies

Quatre lumières brillaient sur la couronne de l'Avent. L'atmosphère était silencieuse. Tellement silencieuse qu'on entendait les quatre bougies qui se mirent à parler.

La première soupirait et disait : "Je suis la Paix... ma lumière brille, mais les hommes n'ont pas de paix, ils ne veulent pas de moi." Sa flamme devint de plus en plus petite et finalement, elle disparut.

La deuxième ondoyait et disait : " Je suis la Foi... mais je suis inutile. Les hommes ne veulent rien savoir de Dieu. Cela n'a pas de sens que je continue à briller. " Un léger souffle traversa la pièce et la deuxième bougie s'éteignit.

Doucement et avec tristesse, la troisième bougie prit la parole : " Je suis l'Amour... mais je n'ai plus de force pour briller. Les hommes me repoussent. Ils ne connaissent qu'eux-mêmes et oublient leur prochain qu'ils doivent aimer. " Avec un dernier sursaut de lumière, la troisième bougie s'éteignit.

Un enfant entra dans la pièce, regarda les bougies et s'exclama : " Mais.... vous devez briller, vous n'avez pas le droit d'être éteintes ! "
La quatrième bougie prit la parole et dit : " Ne craignez rien. Aussi longtemps que je brillerai, nous pourrons rallumer les autres. Je suis l'Espérance. " Avec une allumette, l'enfant prit la lumière de l'Espérance et fit briller la lumière de la paix, la lumière de la foi et la lumière de l'amour..

 

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Hanoukkah ou fête des Lumières

a commémoration de la fête juive de Hanoukkah est à la fois historique et légendaire. La partie historique est la victoire de Judah Maccabée sur les Séleucides entre 165 et 160 av. l’ère chrétienne (è.c.) Après les conquêtes d’Alexandre, l’ancienne Judée-Samarie fut disputée entre les Lagides d’Egypte (les Ptolémée) et les Séleucides de la Syrie hellénisée. Jusqu’en 200 av. è.c. c’est la domination lagide qui l’emporta. Cependant vers l’an 200 Antiochus III le Séleucide écrasa Ptolémée V et conquit la Judée-Samarie. Ses relations avec les Juifs furent excellentes et Jérusalem fut reconstruite à cette époque. Mais en 188 les Romains dominèrent les Séleucides et leur imposèrent une énorme dette de guerre. La politique des Séleucides changea alors radicalement à l’égard des Juifs, le trésor du Temple fut pillé et vendu par les Séleucides et la charge de Grand Prêtre affermée au plus offrant. Ainsi sous Antiochus IV Epiphane le Temple fut-il profané et dédié aux idoles grecques. La circoncision fut interdite et les Juifs persécutés. C’est cette politique cruelle et intolérante qui provoqua la révolte d’une partie du Peuple Juif, environ 6000 hommes, qui prirent le maquis sous la conduite de la famille des Grands Prêtres Maccabée. Leur premier chef fut Mattathias l’Hasmonéen mais c’est l’un de ses fils Judah Maccabée qui défit l’armée séleucide. En 164 av. è. c. Judah décida de la nouvelle sanctification du Temple et de sa réouverture au service Juif. (Voir I Maccabées, 4, 36-61) L’inauguration se fit le 25 du mois lunaire de Kislev (date qui n’est pas étrangère au choix ultérieur du 25 décembre pour la fête de Noël). La fête dura huit jours pleins. C’est pourquoi Hanoukkah se célèbre chaque année pendant huit jours pleins à partir du 25 Kislev.

La légende de Hanoukkah évoque un miracle qui se serait produit lors de cette nouvelle inauguration. Pour le premier allumage de la Ménorah, (le chandelier juif à sept branches), le Grand Prêtre aurait retrouvé dans le Temple un seul flacon d’huile purifiée datant d’avant la profanation, ce qui ne pouvait entretenir les lumières de la Ménorah qu’un seul jour. Cependant la Ménorah brilla durant huit jours et huit nuits sans s’éteindre, sans remettre aucune huile dans le chandelier. C’est pourquoi dit-on la fête de Hanoukkah doit durer huit jours pendant lesquels on allumera chaque soir à la tombée du jour et dans chaque famille, mais à la vue du plus grand nombre, un chandelier à huit branches appelé Hanoukkiyyah. Ce chandelier inhabituel ne sert que pour cette seule fête. Il présente souvent un neuvième bougeoir mobile placé au centre, le chammach (auxiliaire), et qui ne sert qu’à l’allumage des autres bougies : le premier soir on allume la bougie la plus à gauche tout en prononçant une bénédiction spéciale, le deuxième soir deux bougies et ainsi de suite toujours de gauche à droite jusqu’au huitième soir où le chandelier brille dans son entier. Autrefois le chandelier était posé au-dehors sur le seuil de chaque maison, encore aujourd’hui on le place près d’une fenêtre à la vue de tous. Le Talmud précise que cet usage sert à proclamer le miracle. Le premier soir, les enfants reçoivent des cadeaux ou un petit pécule.

Les événements commémorés lors de la fête de Hanoukkah sont relatés dans les livres des Maccabées qui appartiennent aux extensions de la Septante et à quelques traductions chrétiennes de la Bible mais sont néanmoins apocryphes pour les Juifs (et les protestants), ils ne figurent pas dans la Bible judaïque. Cependant la liturgie juive en est très largement issue. Si la fête de Hanoukkah reste une fête mineure dans l’année juive, les faits qu’elle évoque ont eu une importance décisive pour la survie du monothéisme face au polythéisme.

Cette année 5764 du calendrier juif, la fête de Hanoukkah encadrera le Noël chrétien 2003, du 19 décembre à la tombée du jour pour la première lumière au soir du 26 décembre pour les huit lumières..

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