![]() |
Toul, Pont-à-Mousson... |
La mort au cur de la vie
Malgré les progrès apportés par la médecine, la mort reste toujours un mystère. En touchant un membre de la famille ou un ami très proche, elle change la vie des vivants. La mort fait peur car elle arrête la vie. Elle nous déroute, fait mal, remue tout ce qui est en nous.
Parler de la mort est un sujet tabou. Mais cela nest pas tout à fait vrai. Certains en parlent de façon humoristique pour cacher tout ce quelle peut dévoiler. Pensez à ceux qui font du théâtre lorsquils labordent. Dautres en parlent objectivement pour la comprendre.
Mais parler de la mort tous les jours noircirait certaines journées. Mais quand la mort est là, nous ne pouvons y échapper et ne faire que nous interroger. Personne nest jamais assez préparé à la fin de sa vie.
Aussi, nous sommes tous démunis devant la mort. Certains disent :" sa mort a été douce car il/elle na pas souffert ", dautres disent :" cela a été brutal, à cause de laccident ", dautres encore disent : " nous voyons la mort venir car il/elle a été gravement malade "
Nous navons rien à ajouter en entendant tout cela. . Nous sommes conscients du poids de la douleur que la famille porte lors dun décès. Cétait un point délicat à aborder avec le malade de son vivant quand il en parlait, ainsi que pour sa famille.
Or, au cours du catéchisme nous parlons de Jésus mort sur la croix. Ceux qui ont suivi le caté ont au moins entendu une fois lhistoire de la mort de Jésus, sa souffrance. De même lors des prédications en terminant sur lespérance de la résurrection.
Dans une semaine nous allons travailler sur " laccompagnement des soignants et des patients dans la révélation de diagnostic grave ". Cest possible que la maladie soit grave mais curable, grave mais aussi partiellement curable, grave mais incurable. Le terme " grave " fait naître toutes les questions, en particulier la mort. Alors comment aider les soignants et les patients ? Mais aussi que peut faire notre communauté dans ces situations. Elle envoie les visiteurs auprès de ces malades. Seulement, la nécessité de suivre une formation est capitale. Car ces visiteurs, comme le personnage biblique Job et ses amis, à tout moment peuvent être confrontés à cette expression " la mort au cur de la vie ". Alors comment soulager parce que nous navons que les paroles ? Que dire au malade et à la famille lorsque lépreuve est insupportable ?
Parler de la mort ne signifie pas que nous sommes préparés à laffronter, mais que nous sachions quelle est présente dans notre vie et nous ne pouvons pas lignorer.
Julia Rafenonirina
Notre émission « Paroles pour vivre » sur lantenne de RCF-Radio-Jérico (93.7) continue cette année, un vendredi sur deux, à 19h15. Nous en remercions la direction de Radio-Jerico. De nouveaux projets sont susceptibles de se mettre en place pour faire connaître nos activités locales. Aussi nous vous invitons à nous rejoindre : pour proposer et préparer des sujets et des intervenants.Pourrions-nous tenir le pari des diffusions de Paroles pour vivre cette année ?
Jeannine Thouvenin
Article précédent sur l'Aumônerie des Hôpitaux
Autres
éléments du bulletin de l'Église Réformée
de Nancy