l'Église Réformée de France à Nancy
Toul, Pont-à-Mousson...

avec l'Aumônerie des Hôpitaux

 

La mort au cœur de la vie

Malgré les progrès apportés par la médecine, la mort reste toujours un mystère. En touchant un membre de la famille ou un ami très proche, elle change la vie des vivants. La mort fait peur car elle arrête la vie. Elle nous déroute, fait mal, remue tout ce qui est en nous.

Parler de la mort est un sujet tabou. Mais cela n’est pas tout à fait vrai. Certains en parlent de façon humoristique pour cacher tout ce qu’elle peut dévoiler. Pensez à ceux qui font du théâtre lorsqu’ils l’abordent. D’autres en parlent objectivement pour la comprendre.

Mais parler de la mort tous les jours noircirait certaines journées. Mais quand la mort est là, nous ne pouvons y échapper et ne faire que nous interroger. Personne n’est jamais assez préparé à la fin de sa vie.

Aussi, nous sommes tous démunis devant la mort. Certains disent :" sa mort a été douce car il/elle n’a pas souffert ", d’autres disent :" cela a été brutal, à cause de l’accident ", d’autres encore disent : " nous voyons la mort venir car il/elle a été gravement malade " …

Nous n’avons rien à ajouter en entendant tout cela. . Nous sommes conscients du poids de la douleur que la famille porte lors d’un décès. C’était un point délicat à aborder avec le malade de son vivant quand il en parlait, ainsi que pour sa famille.

Or, au cours du catéchisme nous parlons de Jésus mort sur la croix. Ceux qui ont suivi le caté ont au moins entendu une fois l’histoire de la mort de Jésus, sa souffrance. De même lors des prédications en terminant sur l’espérance de la résurrection.

Dans une semaine nous allons travailler sur " l’accompagnement des soignants et des patients dans la révélation de diagnostic grave ". C’est possible que la maladie soit grave mais curable, grave mais aussi partiellement curable, grave mais incurable. Le terme " grave " fait naître toutes les questions, en particulier la mort. Alors comment aider les soignants et les patients ? Mais aussi que peut faire notre communauté dans ces situations. Elle envoie les visiteurs auprès de ces malades. Seulement, la nécessité de suivre une formation est capitale. Car ces visiteurs, comme le personnage biblique Job et ses amis, à tout moment peuvent être confrontés à cette expression " la mort au cœur de la vie ". Alors comment soulager parce que nous n’avons que les paroles ? Que dire au malade et à la famille lorsque l’épreuve est insupportable ?

Parler de la mort ne signifie pas que nous sommes préparés à l’affronter, mais que nous sachions qu’elle est présente dans notre vie et nous ne pouvons pas l’ignorer.

Julia Rafenonirina

 

avec le Groupe de Radio


Notre émission « Paroles pour vivre » sur l’antenne de RCF-Radio-Jérico (93.7) continue cette année, un vendredi sur deux, à 19h15. Nous en remercions la direction de Radio-Jerico. De nouveaux projets sont susceptibles de se mettre en place pour faire connaître nos activités locales. Aussi nous vous invitons à nous rejoindre : pour proposer et préparer des sujets et des intervenants.

Pourrions-nous tenir le pari des diffusions de Paroles pour vivre cette année ?

Jeannine Thouvenin

 


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